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dimanche 29 janvier 2012

Didier Sustrac: "Tout seul" (1993)




Didier Sustrac est un chanteur français né à Grasse en Provence le 14 décembre 1959.

C'est en photographiant un groupe de rock qu'il remplace au pied-levé le guitariste. À 18 ans, il pérégrine à travers l'Amérique du Sud pendant deux ans. C'est au Brésil qu'il apprend la guitare, la bossa nova et la langue portugaise. Ceux-ci caractérisent l'ensemble de son œuvre.

- Paroles:

Tous les mêmes envies
Tous les mêmes rêves
En nous
Tous les mêmes lundis
Tous les mêmes au rendez-vous
Et tous ces songes
Qui nous rongent
Et ces dimanches
Qui s'étanchent
Sous l'éponge
Des mensonges
Nonchalants

{Refrain:}
Tout seuls les hommes
Qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs
Les hommes
Comme ces vagues dans l'océan
Tout seul, tout seuls les hommes
Qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs
Les hommes
Comme ces vagues dans l'océan
Tout seul, tout le temps

Tous les mêmes nuits
Tous les mêmes douleurs
Tous un premier cri
Que l'on garde jusqu'au bout
Et tous ces songes
Qui nous rongent
Et ces dimanches
Qui s'étanchent
Sous l'éponge
Des mensonges
Nonchalants

Personne localise l'élan
Hélas si beau si clean
Chacun son audace pour lui
Zigzaguer le cœur ballant
Las,comme tout seul en ville
L'amour qu'on gomme
Cage ou freedom
{au Refrain}


dimanche 28 août 2011

Saian Supa Crew: "Angela" (2000)




Le Saïan Supa Crew était un collectif de rap composé de plusieurs groupes : Explicit Samouraï, OFX et Simple Spirit. Il a été l'un des premiers groupes de rap français à produire des morceaux touchant à des univers musicaux aussi variés que la bossa nova, le reggae ou le zouk dont ils sont emprunts, et à connaître une carrière aussi fulgurante au devant de la scène Européenne et internationale (Feat. Daddy Mory, Busta Rhymes RZA, Ky-Mani Marley, Ayo etc). avec une virtuosité sur scène et une énergie inégalées. Ils se sont vite démarqués du reste de la scène Hip hop grâce à leur originalité & leurs richesses stylistiques. C'est également ce groupe qui a permis de rendre populaire le beatboxing auprès du grand public grâce au membre Sly the Mic Buddah.


- Paroles:

Samuel:

Tu ne peux pas savoir comment je t'aime

Quand tu me dis que tu es excitée

Mon coeur perd la cadence quand tu es allongée

Ton corps sera à moi jusqu'à demain matin

Je veux sentir ta peau de satin

Nous sommes certains d'être fatigués demain matin


[Leeroy Kesiah]

Illico j'mets le turbo,j'adore quand tu m'dis:

"Leeroy, c'est toi l'plus beau, mais t'es celui qu'j'préfère

Celui qui m'fait grimper au rideau, à n'importe quelle heure

Et dans n'importe quel studio,

Tout le monde sait qu'tu connais toutes les ses-po,

Donc on t'aime trop

On sait tous qu'avec toi, on passera des moments très chauds

A chaque fois qu'tu t'sens seule,

N'hésite pas compose mon numéro,

Mais toi même tu sais qu'une fois d'plus,

Ce sera très chaud


CHORUS :

Angela, je vais te trouer le cul

Pendant que ton papa ne sera pas là, Angela.


Vicelow :

Trop "chichi", trop "hein hein"

Angela me "tchip, a peur du hin hin

Contraint, je suis une contrainte,

C'est pas par contrat moral qu'elle se retrouve contre un

Noir à lunettes "Vicelow"

Homme de zouk, homme de soukouss,

Malhonnête ce coup-ci

Si j'ai pas elle, j'ai sa cousine

Elle est coup-ci coup-ça,

Elle a grossit mais j'mettrai un coup à ça!


CHORUS



lundi 6 juin 2011

Daniel Balavoine: "L'Aziza" (1985)




Daniel Balavoine est un auteur-compositeur-interprète français, né le 5 février 1952 à Alençon (Orne) et mort dans un accident d'hélicoptère le 14 janvier 1986 aux environs de Gourma-Rharous (Mali), en marge du Paris-Dakar.

Porté par sa voix de « cristal », il connut le succès en 1978 avec son titre Le Chanteur et son rôle de Johnny Rockfort dans l'opéra rock Starmania. Il est aussi célèbre pour ses prises de position médiatiques et ses engagements humanitaires1.

Grand faiseur de tubes, il a écrit et composé l'immense majorité de ses chansons (une centaine) et demeure l'un des artistes francophones les plus populaires. Revendiquant son influence anglo-saxonne (adorant entre autres Peter Gabriel) et son attirance pour les experimentations sonores, Daniel Balavoine évoluera tout au long des années 1980 vers une pop (new wave) techniquement très élaborée, dont il fut l'un des pionniers en France. (Source: Wikipédia)

L'Aziza, la "chérie" en arabe, c'est bien sûr Corinne, sa compagne, la maman du petit Jérémie, à l'époque enceinte de leur petite fille Joana...

"Elle est juive marocaine, et quand j'entends qu'il faut vider les immigrés, j'ai peur qu'on m'enlève ma femme ! Je me suis réveillé un matin, je l'ai regardée et j'ai constaté qu'elle avait les cheveux noirs, la peau mate et qu'elle était née à Casablanca...

J'ai compris que j'étais amoureux d'elle. Je ne suis pas contre le racisme, je suis pour les races. Il faut arrêter de parler d'intégration. Je ne dirai pas pas qu'il faut aller jusqu'à cultiver les différences mais les constater, les apprécier et aimer les gens pour leurs différences. Il y a un fossé entre les races, il ne faut pas essayer de le combler. En revanche, un fossé, ça peut se franchir !" (Source: http://balavoine.trollprod.org/)


- Paroles:


Petite rue de Casbah
Au milieu de Casa
Petite brune enroulée d'un drap
Court autour de moi
Ses yeux remplis de pourquoi
Cherchent une réponse en moi
Elle veut vraiment que rien ne soit sûr
Sans tout ce qu'elle croit

Ta couleur et tes mots tout me va
Que tu vives ici ou là-bas
Danse avec moi
Si tu crois que ta vie ast là
Ce n'est pas un problème pour moi
L'aziza
Je te veux si tu veux de moi

Et quand tu marches le soir
Ne tremble pas
Laisse glisser les mauvais regards
Qui pèsent sur toi
L'aziza ton étoile jaune c'est ta peau
Tu n'as pas le choix
Ne la porte pas comme un fardeau
Ta force c'est ton droit

Ta couleur et tes mots tout me va
Que tu vives ici ou là-bas
Danse avec moi
Si tu crois que ta vie ast là
Ce n'est pas un problème pour moi
L'aziza
Je te veux si tu veux de moi

(Chorus)

L'aziza ta couleur tes mots tout me va
Danse avec moi
Que tu vives ici ou là-bas
Ce n'est pas un problème pour moi
L'aziza
Je te veux si tu veux de moi
L'aziza
Si tu veux que ta vie soit là
Il n'y a pas de loi contre ça
L'aziza
Fille enfant du prophète roi


dimanche 5 juin 2011

Henri Salvador: "Syracuse"




Henri Gabriel Salvador, né à Cayenne en Guyane, le 18 juillet 1917 et mort à Paris le 13 février 2008 (à 90 ans), est un chanteur, compositeur et guitariste de jazz français. Outre la grande longévité de sa carrière (des années 1930 à sa mort), Henri Salvador est un personnage marquant de la musique française. Ses chansons populaires restent fredonnées par des générations de Français : Syracuse ; Maladie d’amour ; Le Loup, la Biche et le Chevalier (Une chanson douce) ; Dans mon île; Le Travail c’est la santé ; Zorro est arrivé.

Avec Sacha Distel, il est le seul chanteur français de variété à figurer dans le Dictionnaire du Jazz.

Son corps repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris, non loin de celui d'Édith Piaf. b(Source: Wikipedia)



- Paroles:


J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent

Voir les jardins de Babylone
Et le palais du Grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji Yama

Voir le pays du matin calme
Aller pêcher le cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent

Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris




Gilles Vigneault: "Il me reste un pays"




Gilles Vigneault, né le 27 octobre 1928 à Natashquan, au Québec, est un poète, auteur de contes et de chansons, auteur-compositeur-interprète québécois.

Humble admirateur de l'œuvre des poètes ayant tant manié le sonnet ou l'alexandrin, dont les incontournables Pierre de Ronsard et Victor Hugo, puis Émile Nelligan, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Gilles Vigneault, ce fils de marin pêcheur et d'une institutrice de campagne, après de longues études au-delà de l'Île d'Anticosti, en exil à Rimouski, puis à Québec, n'eut pas le choix que de révéler les siens, en se faisant poète et conteur. Comme les gens de son pays, au pur français acadien du XVIIe siècle, de ce pays méconnu, alors au large de toute route : Natashquan, caché par la très longue île, Anticosti, où les pêcheurs allaient offrir leurs services comme bûcherons, l'hiver, sur la Côte-Nord du Golfe Saint-Laurent. Ce pays et ces gens, dans leur quotidien, qu'il fera connaître à la ronde, au Québec et ailleurs, en contes et poèmes, jusqu'en chansons — ces havres où se réfugie aujourd'hui la rime —, en tant surtout qu'auteur-compositeur-interprète.

La route eut le temps d'atteindre cette extrémité du grand fleuve. Et lui, de franchir tant de fois « la mer océane » jusqu'aux lointains cousins, retrouvés au-delà du grand remue-ménage des siècles, mais en passant au-dessus des nuages, incroyablement plus vite que Champlain et les ancêtres, en leur temps : ils n'eurent pas cru leurs successeurs aussi farfelus que de se jouer ainsi des marées, des vagues et des vents… Mais déjà, à l'âge de 6 ans, vers 1935, Gilles Vigneault rêvait de se faire pilote d'hydravion « chaussé de canots en été et de skis en hiver », engins qu'on commençait à voir dans les alentours.

Gilles Vigneault, tout comme les siens, qu'il raconte en chantant, est tôt devenu, lui-même, une célébrité.

Il s'affiche même, depuis le début, autant comme un ardent défenseur de la cause de la souveraineté du Québec, qu'un humain encore fier de son peuple et du pays, le sien, élargi, qu'il lui reste « à construire, à aimer, à nommer, à dire… », et de cette langue française qui, à l'encontre de tous les vents qui virent, s'y est enracinée sans se rabougrir et qu'il faut continuer à tuteurer et à nourrir…


- Paroles:


Il me reste un pays à te dire
Il me reste un pays à nommer

Il est au tréfonds de toi
N'a ni président ni roi
Il ressemble au pays même
Que je cherche au cœur de moi
Voilà le pays que j'aime

Il me reste un pays à prédire
Il me reste un pays à semer

Vaste et beau comme la mer
Avant d'être découvert
Puis ne tient pas plus de place
Qu'un brin d'herbe sous l'hiver
Voilà mon Jeu et ma Chasse

Il me reste un pays à connaître
Il me reste un pays à donner

C'est ce pont que je construis
De ma nuit jusqu'à ta nuit
Pour traverser la rivière
Froide obscure de l'Ennui
Voilà le pays à faire

Il me reste un pays à poursuivre
Il me reste un pays à dompter

Homme ! Un jour tu sonneras
Cloches de ce pays-là
Sonnez femmes joies et cuivres
C'est notre premier repas
Voilà le pays à vivre

Il me reste un pays à te surprendre
Il me reste un pays à manger




Richard Desjardin: "Eh Oui, C'est ça La vie"




Richard Desjardins voit le jour le 16 mars 1948 à Rouyn-Noranda, petite municipalité située au coeur de la région de l'Abitibi-Témiscamingue. Sa première rencontre avec la musique a lieu grâce à sa mère, laquelle l'initie au piano avant même qu'il ne commence à fréquenter l'école. Dès l'âge de 16 ans le jeune pianiste accompagne Roger, son frère aîné, qui se produit dans les boîtes à chansons de la région. Il fait ensuite partie de divers orchestres, tout en travaillant comme scripteur publicitaire à la station radiophonique Radio-Nord.

À l'âge de 27 ans il fonde, avec quatre amis musiciens, un groupe country rock du nom d'Abbittibbi, qui évolue principalement sur les scènes des hôtels du nord de l'Ontario en interprétant les chansons du hit-parade anglophone, de même que quelques pièces de langue française écrites et composées par Desjardins. Faute d'argent la galère des compères ne dure cependant que quelques mois, puis, le groupe se sépare. À l'aube de la trentaine il tourne son tout premier documentaire, avec son ami Robert Monderie, lequel porte sur l'histoire de la ville de Rouyn et ayant pour titre Comme des chiens en passage (1977).

À la même époque Richard Desjardins déménage à Montréal, suivi peu après par ses comparses d'Abbittibbi, tant et si bien que le groupe renaît peu à peu de ses cendres. Abbittibbi ne se produit alors que sporadiquement dans les boîtes de nuit, pour n'en récolter que des cachets de misère et... d'aspirine! Qu'à cela ne tienne le groupe parvient à lancer un premier album intitulé Boom Town Café (en 1981), avant que chacun emprunte à nouveau son propre chemin. (Pour plus d'informations: IçI..)

- Paroles:


Eh oui, c’est ça la vie

Tous les suiveux s'promenent en buntch
Qui soit a New York soit à La Mecque
Toutes les lievres c des quick lunch
La peau les os le poil avec

Toutes les rivieres vont à la mer
Toute la biere y va aussi
Le reste du monde s'en va nowhere
Moi pour ma part je reste ici

C'est quoi l'affaire méga projet
Un casino, une autoroute
On frais aussi ben de changer de sujet
Sinon c'est méga non pentoute

On vend po l'paradis terrestre
C’est au bon dieu c'qui en reste
A tu d'besoin d'un cinq étoile
Quand t'en a cinq milliards dans l'ciel

Déménager mon lac sans déranger les canards
C'pa facile de faire contre ses amarres
Si y a pu d'tit mulot dans 'boîte a bois
Si ya pu d'colibri dans mon whisky
Moé j'va pas la
Eh oui, C'est ça la vie

Chu arrivé icit en dix huit cent
En poursuivant le papillon
Et tous les soir depuis ce temps
C'est moi qui donne le réveillon

A l'ombre des oiseaux en fleur
Sous le feuillage des épinettes
Je suis accablé de labeur
Je vous donne un exemple vite faite

Tempête de neige sur mon balcon
Ça m'a occupé une partie d'la nuit
C'est long classer tous les flocons
Surtout par les numéros de série

Pis ça c'est rien
Demain cinq heures
C'est l'époussetage de tous'es sapins
Là faut j'm'en aille je suis porteur
Aux funérailles du maringouin

Déménager mon lac sans déranger les canards
C'pas facile de faire contre ses amarres
Si y a pu d'tit mulots dans boîte a bois
Si y a pu d'colibri dans mon whisky
Moé j'va pas la
Eh oui, c'est ça la vie

P’tite confidence j'aime ben la bière
Faut des bidous ça j'l'ai compris
Un compromis frais mon affaire
Rien que pour vous j'va faire un prix

Comment ça vaut une veste de loup
Du jus d'tonnerre, d'la pâte a vent
Une douzaine d'oeufs de carcajou
J'ai toute ça dans mon dépliant

Spécial mouches qui sodomisent
Les beaux bleuets avant l'été
C'est vingt piastres chaque les taxes comprises
L'armée en suce pour les compter

La j'additionne c'est ça mon bile
En ajustant la peine de jouissance
C'est cent ziliard à puissance mille
En d'sous d'la table payable d'avance

Déménager mon lac sans déranger les canards
C'pas facile de faire contre ses amarres
Si y a pu d'tit mulots dans la boîte a bois
Si y a pu d'colibri dans mon whisky
Moé j'va pas la

Eh oui, C'est ça la vie

Eh oui, C'est ça la vie





Les Colocs: "Dehors Novembre"




Les Colocs est un groupe musical québécois, fondé à Montréal en 1990. Groupe marquant des années 1990, il est reconnu pour sa large exploitation de différents genres musicaux, le dynamisme de ses membres sur scène, et particulièrement pour son charismatique leader et chanteur, André « Dédé » Fortin.

Le groupe est formé par André Fortin en 1990, rencontrant ses futurs membres par divers biais. Ils se produisent intensivement dans les bars et les clubs du Québec, puis décrochent un contrat et enregistrent leur premier album, éponyme, qui rencontre un succès phénoménal dans la province. Hormis André Fortin et Mike Sawatzky, les membres de la formation changent souvent au fil des années, en premier lieu avec la mort de l'harmoniciste Patrick Esposito di Napoli. Après un autre album, Atrocetomique, lancé le soir du référendum de 1995, le groupe change quelque peu de style et sort un album plus orienté vers les musiques du monde : Dehors novembre en 1998. Les textes sont beaucoup plus sombres qu'auparavant, et reflètent l'état d'esprit de leur auteur, André Fortin, qui se suicide le 8 mai 2000, mettant fin à la carrière du groupe. Les membres restants publient un dernier album, Suite 2116, puis se séparent jusqu'en 2009, pour un spectacle de retrouvailles et l'achèvement d'une chanson embryonnaire de Fortin.

Les Colocs ont grandement influencé les groupes et artistes québécois des années 2000 et sont devenus une pierre de touche dans l'histoire de la musique québécoise. Des groupes comme Loco Locass s'en réclament, un de ses membres, Sébastien Ricard, ayant même interprété André Fortin dans le film sur sa vie, Dédé, à travers les brumes, sorti en 2009. (Source: Wikipedia)


- Paroles:


Dehors novembre je suis couché sur mon grand lit
Du coin de mon oeil par la fenêtre j'vois l'hôpital
J'suis pas capable de croire qu'y faut qu'm'arrête icitte
Mais j'suis tout seul, pis de toute façon ça m'fait trop mal

Mon corps c'est un pays en guerre su'l'point d'finir
Le général de l'armée de terre s'attend au pire
J'ai faim, j'ai frette, je suis trop faible pour me leverdebout
On va hisser le drapeau blanc un point c'est toute

J'entends l'téléphone qui hurle, j'ai des amis
J'voudrais tellement pouvoir me lever pour leur parler
Leur dire allô ! C'est moi j'suis correct, j'suis toujours envie
La planète tourne, est pas supposée tourner sans moi

Mon ennemi est arrogant et silencieux
Y s'câlisse ben d'savoir si j'suis jeune ou si j'suis vieux
Y'est sur de lui y'es méthodique y prend son temps
Y'est au service d'la mort y connaît pas les sentiments

Ces derniers jours j'ai dû vieillir de quatre mille ans
En visitant de vieux souvenirs dont j'suis pas fier
Pour la paix avec ses regrets ça prend du temps
Je me retrouve cent fois plus fatigué, trop fatigué mais moinsamer

L'histoire du monde pis mon histoire sont mélangées
J'viens jsute de r'vivre cent mille autres vies en une seconde
Toutes mes conneries pis l'ambition de l'humanité
Ça r'vient au même y'a pas d'coupable y'a pas de honte

Mais j'suis heureux parce qu'au moins j'meurs l'esprittranquille
J'vais recommencer mon autre vie d'la même façon
J'vas avoir d'l'instinct, j'vas rester fidèle à mon style
L'entente parfaite entre mon coeur et ma raison

L'harmonica c'est pas un violon, c'est pas éternel
Et pis ça pleure comme si c'était conscient de son sort
D'ailleurs à soir je me permets de pleurer avec elle
J'attends un peu, chus pas pressé j'attends la mort